Les poémes de Djalâl ad Dîn Rûmi, sont constitués de symbolique et de sens caché ou double sens des mots. L’oiseau y est le symbole de l’âme en quête de Dieu. « ku! ku ! » chante l’oiseau en persan « où ? où ? » entendu « où est Dieu ? ». Ou encore « hu! hu ! », une contraction de l’arabe « huwa » qui signifie « Lui ! Lui ! » c’est à dire Dieu .

Dans l’univers de Rûmi tout se fonde sur la quête de l’Absolue, tout se mû par amour. Dans le Mesnevi chaque conte à une morale et un enseignement. Pour lire Rûmi, il faut se laisser guider par la beauté du texte, entrer dans son univers sans préjugé, et se laisser guider par son coeur. Rûmi nous apprend à changer de regard, saisir les signes de l’au-delà des signes. Son imagination nous fait rentrer dans un monde spirituel. L’imagination qui est une jonction entre ce bas monde et le monde spirituel. Les images sont des formes incorporelles perçues par l’esprit et le coeur, qui revoient à la réalité essentielle (Haqîqa) de ces formes.